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Bad buzz pour le poker en ligne

closeCet article a été publié il y a 6 ans 3 mois 23 jours, il est donc possible qu’il ne soit plus à jour. Les informations proposées sont donc peut-être expirées.

Le Black Friday, c’est le Vendredi Noir de l’industrie du poker. Et le 15 avril dernier, les leaders mondiaux du poker en ligne (Pokerstars, Full Tilt Poker, Absolute Poker et UB) ont été arrêtés et inculpés pour les chefs d’accusation suivants : jeux illégaux, fraude et blanchiment d’argent.

Quels sont les faits reprochés aux poker rooms ?

Aux Etats-Unis, les jeux d’argent en ligne sont interdits par la loi fédérale depuis 2006. Un code spécifique apparaît même sur les transactions liées au jeu virtuel afin que les banques puissent identifier et refuser les opérations illégales.

Les salles de poker en ligne ont alors délocalisé leurs activités à l’étranger. Jusque là, rien d’anormal. Mais le gouvernement américain les suspecte d’avoir volontairement liées leurs transactions à des codes erronés, afin de pouvoir tromper la vigilance des banques et de maintenir leur offre auprès des joueurs américains.

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Différents moyens frauduleux auraient été utilisés pour réaliser les paiements des gains : cartes de crédit ou chèques électroniques émanant de compagnies fictives non associées à l’univers du jeu,  transfert de fonds via des cartes prépayées, ou recours à des banques en difficultés financières en contrepartie d’investissements conséquents.

Le vendredi 15 avril 2011, un acte d’accusation délivré par le procureur de New-York a permis au FBI d’arrêter et de mettre en examen Full Tilt Poker, Pokerstars et les salles du réseau CEREUS. 75 comptes bancaires ont ainsi été bloqués dans 14 pays et 5 noms de domaines ont été saisis.

11 personnes ont été nommément mises en cause : les fondateurs et propriétaires de PokerStars (Isai Scheinberg), de Full Tilt Poker (Raymond Bitar), d’Absolute Poker (Brent Beckley et Scott Tom) mais aussi tous ceux qui sont intervenus expressément dans le cadre des processus de paiement.

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La justice va néanmoins devoir apporter la preuve de ces allégations. L’enjeu est de taille : outre les sanctions pénales encourues (peines d’emprisonnement et amendes), le procureur réclame le remboursement du préjudice estimé à 3 milliards de dollars.

Le message est clair et fort. Le gouvernement, alors que les rumeurs d’ouverture du marché se renforcent souhaite poser les cartes sur la table et récupérer une manne financière non négligeable au passage.

Quelles sont les conséquences du Black Friday ?


Pour les joueurs hors-USA, la situation devrait rapidement rentrer dans l’ordre. Les poker rooms incriminées viennent en effet de signer un accord avec le gouvernement américain qui les autorise à récupérer leurs noms de domaines et à exercer normalement leurs activités. Les opérations de retrait devraient donc être régularisées dans les prochains jours. En France, les sites agréés par l’ARJEL ne sont donc pas concernés par ces récents évènements.

Mais pour les joueurs américains, l’affaire est beaucoup plus complexe. A l’heure actuelle, une négociation a été ouverte entre les salles et le gouvernement afin de pouvoir ouvrir temporairement les sites à nouveau pour que les joueurs américains puissent retirer les fonds de leur bankroll, tant que ces fonds peuvent être tracés par l’IRS, le fisc américain, qui songe à venir réclamer son dû auprès de joueurs qui ont générés des revenus suffisants via le poker en ligne.

En parallèle,  l’Onyx Cup de Full Tilt Poker a été annulée, et de nombreuses émissions sponsorisées par les salles de poker ont été déprogrammées par ESPN ou la Fox. Les partenariats entre Pokerstars et Steve Wynn (propriétaire notamment de casinos à Las Vegas et Macao), ainsi que Full Tilt Poker et Felicia Interactive (propriétaire des établissements de jeux Station Casinos)  ont été rompus.

Concrètement, PokerStars, Full Tilt Poker et les salles du réseau CEREUS viennent d’être rayées de la carte du poker online américain, mais ils continuent à offrir leur service aux joueurs situés en dehors des Etats Unis, comme au canada où les salles proposent à nouveau leurs services.

Bien qu’il est peu probable que ces géants soient tous amenés à fermer les portes – ils disposent tous selon leurs dires de liquidités jugées suffisantes – c’est leur viabilité et leur crédibilité à moyen terme, notamment pour FulltTilt, qui pourraient être compromise et qui permettraient aux concurrents tels Partypoker de récupérer un grand nombre de joueurs.

Avis de Bestbuzz

Cet article a été écrit en collaboration avec Maxime Boutin du site de poker fr.pokerlistings.com qui est un guide en ligne sur le poker et un moyen pour les salles de poker de trouver de nouveaux joueurs.

Par contre, je ne m’inquiète pas pour Patrick Bruel qui est vous devez le savoir un grand joueur de poker !

Source : Bestbuzz

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